Ce qui me freine

La majorité des fumeurs souhaitent arrêter de fumer. Vous aussi alors! Quelles sont vos motivations personnelles pour retarder cette décision d’arrêt? La crainte des symptômes de sevrage ou de la prise de poids? Avoir ressenti du stress, de l’anxiété ou de la déprime lors d’une précédente expérience d’arrêt? Trouvez-vous difficile d’arrêter de fumer parce que vous êtes sans cesse confronté(e) à des fumeurs autour de vous? 

J' ai peur des symptômes de sevrage

Les fumeurs entendent souvent parler de tous les avantages de l’arrêt du tabac. Or, assez souvent, lorsqu’ils arrêtent sans aide médicamenteuse et psychologique, ils ressentent aussi des choses désagréables: fortes envies de fumer, maux de tête, déprime, énervement,… Ce sont les symptômes de sevrage. Souvent ils provoquent la rechute et le fumeur a ensuite des réticences à refaire un arrêt.

Plus d’informations sur ces symptômes de sevrage

Des conseils pour éviter les symptômes de sevrage

J’ai peur de grossir

Au début, fumer peut limiter la prise de poids parce que la nicotine contenue dans la fumée du tabac peut avoir un effet coupe-faim et augmente légèrement les dépenses énergétiques de l'organisme.

D'autre part, fumer est un rituel qui utilise les mains et la bouche. C'est pourquoi vous aurez également tendance à manger moins.

Mais, au fil du temps, la fumée altère le goût et l’odorat. Le fumeur se tourne alors vers des aliments dont la saveur est plus intense, en particulier les matières grasses.

En fin de compte, ce qui pouvait sembler un avantage au début devient un problème : le fumeur prend du poids… et continue à fumer.

Si les "kilos en trop" se concentrent principalement au niveau du ventre, cela va augmenter encore plus le risque de cancers et de maladies cardiovasculaires.

A l’arrêt du tabagisme, on peut parfois prendre du poids. Un excellent moyen de freiner ce phénomène est de prendre une substitution médicamenteuse à base de nicotine. Ce traitement pris rigoureusement à dose et à durée déterminées permet de limiter en moyenne la prise de poids à 2,8 kg chez l’homme et à 3,8 kg chez la femme.

Si vous craignez de prendre du poids, il est nécessaire de suivre quelques règles de bon sens et d' adopter un mode de vie sain.

Je suis stressé

Manger n’importe quoi et n’importe comment, fumer, boire de l’alcool… sont souvent les « calmants » que certaines personnes utilisent pour lutter contre leur malaise. Évidemment, ils sont peu recommandables à long terme car nocifs pour la santé.
Il est fortement recommandé de lutter contre le stress car ses conséquences peuvent être très néfastes:

  • davantage de graisse au niveau de la taille
  • diminution des défenses immunitaires
  • fatigue, nervosité, irritabilité
  • risque de dépression

En cas de dépression, on peut ressentir davantage de stress le matin au réveil. Ceci est dû au cortisol, une hormone dont la fonction est de donner du tonus à l’organisme. Cependant, un taux de cortisol trop élevé pendant trop longtemps n’est pas bon pour l’organisme. Une raison supplémentaire pour lutter contre le stress.

Combattre le stress

Toutes les techniques de relaxation sont bonnes: au niveau mental mais aussi au niveau musculaire. Il est aussi très recommandé de pratiquer une activité physique.
Et bien sûr, de rire!

Je suis déprimé

Cigarette et dépression vont souvent de pair. On a d’ailleurs remarqué qu’un adolescent qui fume aura davantage de risque de devenir dépressif. Ceci serait dû à l’effet de la nicotine sur le cerveau.

Alors la cigarette cause-t-elle un sentiment dépressif ou fume-t-on plus parce qu’on est déprimé? Il est certain qu’il est beaucoup plus difficile d’arrêter la cigarette quand celle-ci est perçue comme un soutien moral mais aussi physique: celle du matin aiderait à se réveiller et celle du soir, à s’endormir… Quant à la journée, la fumée aiderait à dissiper les idées noires…

La dépendance accrue des personnes déprimées au tabac s’explique aussi par le fait que la fumée de tabac contient certaines substances proches des antidépresseurs. Mais attention, même si tel semble être le cas, il ne s’agit pas de se soigner avec ce moyen particulièrement toxique par ailleurs…!

Si vous êtes sujet à l’anxiété, peut-être que le fait de fumer à tendance à vous calmer pendant quelques instants. Aussi bien la nicotine, la gestuelle et le fait d’inhaler de la fumée ont des propriétés apaisantes selon les circonstances. Dans d’autres cas, c’est l’inverse et le fait de fumer est plutôt excitant. Dans l’un et l’autre contexte, il est de toute façon préférable de choisir un moyen plus adéquat pour gérer sainement ces situations.

Je suis entouré de fumeurs

Il est bien sûr difficile de s’arrêter de fumer lorsqu’on est cerné par des fumeurs, même si, parmi eux, certains souhaiteraient stopper. On a aussi souvent l’impression que tout le monde fume: à l’extérieur des bureaux (on ne peut plus fumer sur les lieux de travail), dans les films (une forme de publicité déguisée)…

L’attitude de l’entourage joue donc un rôle crucial pour quelqu’un qui a décidé d’arrêter la cigarette. L’entourage devrait absolument éviter de fumer en sa présence, d’une part pour ne pas l’influencer, d’autre part pour ne pas lui faire subir de tabagisme passif. Car il n’est malheureusement plus à prouver que les non fumeurs s’intoxiquent malgré eux avec la fumée des autres et ce, en dépit des systèmes de ventilations ou de filtrage de l’air.