Alimentation et tabac: une vieille histoire de désamour ?

Qu’on parle de consommation de tabac ou d’arrêt du tabac, on en arrive vite à aborder l’alimentation tant ces deux thèmes sont liés. Et les sujets sont multiples : les fumeurs auraient bien souvent une mauvaise alimentation, ils auraient peur de grossir en arrêtant de fumer,  la nicotine – le facteur principal de dépendance - aurait aussi un effet sur le poids, des changements alimentaires après l’arrêt seraient souhaitables,…

1 Belge sur 2 en surpoids

Actuellement en Belgique, près d’1 adulte sur 2 est en surpoids, ce qui constitue une menace au niveau cardio-vasculaire. Ceci est dû à une balance déséquilibrée entre une alimentation trop riche et une vie trop sédentaire. Globalement nous mangeons trop gras et trop sucré et pas assez de fruits et légumes ni de féculents à base de farine complète. Nous consommons aussi trop d’alcool. Et nous ne bougeons plus assez, tant dans notre vie quotidienne que par une activité sportive.

Déséquilibre alimentaire plus important chez le fumeur

Quel est l’incidence du tabac sur le surpoids ? Une enquête a été réalisée par le BIS (Brussels inter-ethnic study) auprès de 923 personnes âgées de 40 à 59 ans. Ce groupe d’étude comprenait des fumeurs, des ex-fumeurs et des non fumeurs. L’étude montre que le fumeur présente un déséquilibre alimentaire plus important. Il consomme en plus grande quantité les nutriments déconseillés. Il combine donc le risque cardiovasculaire dû au tabac avec celui lié à l’alimentation.

Lorsqu’il cesse de fumer, ses habitudes alimentaires n’évoluent pas vers un mieux. 40 % de la prise de poids après l’arrêt du tabac est dû à la disparition de la dépense énergétique induite par la nicotine et qui est estimée à 200 calories par jour en moyenne. 60 % est dû à l’augmentation de la prise alimentaire par un mécanisme de compensation après l’arrêt tabagique, variable suivant les personnes, et qui est estimée en moyenne à 300 calories par jour. Certains ex-fumeurs doivent donc lutter contre un excès de 500 calories par jour.

Mettre en place un rééquilibrage alimentaire

Mettre en place un comportement alimentaire plus équilibré dès que possible est important. Une attention particulière doit être portée aux acides gras saturés et trans, ainsi qu’aux aliments ayant une saveur sucrée. Au niveau de la balance énergétique, la quantité d’aliments ingérée est importante mais c’est surtout la qualité des aliments ingérés qui pose problème.

Par exemple, comparez un plat de salade : 300g x 15 Kcal= 45 Kcal  avec un morceau de chocolat : 10 g x 550 Kcal= 55 Kcal. Mais rassurez-vous, manger bien ne signifie pas manger triste, bien au contraire. Pour vous inspirer, découvrez les recettes de la Fondation contre le Cancer.

Pour en savoir plus :

Actu-Dieta 4 - 2014, Enquête du BIS (Brussels inter-ethnic study)