Assurances et tabac

Lorsqu’on fait un emprunt pour acheter une maison ou un appartement, en plus du remboursement du montant emprunté et des intérêts, on signe un contrat d’assurance vie. Le montant de la prime de cette assurance sera bien sûr calculé sur base du bien à assurer, de la durée du prêt, mais aussi sur base du risque de décès que vous présentez au moment de la signature du contrat. Ce risque de décès est lié à l’âge, aux antécédents de santé, à l’éventuelle pratique de sports extrêmes et à l’hygiène de vie. C’est donc en lien avec ce dernier point qu’intervient la consommation de cigarettes.

Une sur-prime pour les fumeurs

Si vous êtes fumeur, votre prime sera majorée de 20 à 30 % voire plus. Ceci s’explique par les nombreux risques santé encourus lorsqu’on fume : cancers, maladies cardio-vasculaires, maladies pulmonaires,…  La tentation est donc grande de ne pas signaler sur les documents cette consommation de tabac…. Oui mais voilà, en cas de « couac », l’assureur peut faire le lien entre le décès et une maladie liée au tabac et décider alors de ne pas payer l’assurance.

Et si vous arrêtez de fumer pendant la durée du contrat ?

Si vous étiez fumeur au moment de la signature mais avez arrêté de fumer ensuite, vous n’êtes pas obligé de payer cette surprime jusqu’à la fin du contrat. L’assureur doit alors accorder une diminution de prime. Si vous estimez que cette diminution est insuffisante, vous pouvez faire réévaluer votre assurance. Mais attention, cette réévaluation prend alors en compte votre âge plus avancé et d’éventuelles maladies survenues entre-temps. La réévaluation pourrait ne pas être en votre faveur.

Quoi qu’il en soit, il est intéressant de signaler à votre assureur ce changement dans votre hygiène de vie, mais il faut ne plus avoir touché une seule cigarette depuis au moins 2 ans. Généralement une simple déclaration suffit, mais une analyse d’urine ou de sang peut être demandée par l’assureur.

LA DERNIERE HEURE / NAT 2/6/2015