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Arrêter de fumer en cas de cancer du poumon a du sens

Les patients atteints d'un cancer du poumon diagnostiqué à un stade précoce doubleraient leurs chances de survie s'ils s'arrêtent de fumer, par comparaison avec ceux qui continuent à fumer.

Commentaires de la Fondation :

Dans notre pays, le cancer est la seconde cause de mortalité, après les maladies cardiovasculaires. Le tabac est lié à un tiers de tous les cas de cancer, si bien que chaque année, des milliers de personnes meurent dans notre pays de leur tabagisme.

En Belgique, on enregistre chaque année près de 7.000 nouveaux cas de cancer du poumon. Il s'agit du cancer le plus fréquent chez l'homme et du troisième chez la femme. Alors que chez l'homme on constate une stabilisation du nombre de nouveaux cas, ils sont en nette augmentation chez la femme.

A ce titre, la Belgique détient le triste record des décès dus au cancer du poumon chez les hommes dans l'Union européenne.

Il existe différentes formes de cancer du poumon en fonction du type de cellule bronchique en cause. D'après l'aspect des cellules à l'examen microscopique, on parle soit d’un cancer à "petites cellules", soit d’un cancer "non à petites cellules". Ce dernier est le plus fréquent.

Le type de cancer du poumon détermine le choix des traitements, tout comme le degré d'extension de la maladie.

La fumée chaude du tabac altère progressivement  le revêtement des bronches. Petit à petit, la toux devient le seul recours pour éliminer  partiellement mucus et particules provenant de la fumée de tabac. A un stade évolué de tabagisme, la poursuite de l'irritation va transformer profondément la paroi des bronches et provoquer une transforamtion de la muqueuse, qui risque d’aboutir au cancer. Ces transformations se font plus ou moins rapidement selon les individus.
 
Les résultats d’une analyse de plusieurs études réalisée à l'université de Birmingham au Royaume-Uni suggèrent que cela vaut la peine de proposer un traitement d'aide à l'arrêt du tabac aux patients dont le cancer du poumon a été diagnostiqué précocement.

Au cours de leur vie, les fumeurs ont un risque vingt fois supérieur de développer un cancer du poumon, comparé aux non fumeurs. Mais on ignorait si le fait d'arrêter de fumer après le diagnostic de cancer présentait encore un quelconque bénéfice.

Les données de cette analyse, qui méritent cependant d'être complétées par d'autres études, montrent que ceux qui abandonnent le tabac doubleraient leurs chances de survie s'ils s'arrêtent de fumer, par comparaison avec ceux qui continuent à fumer. 

Contrairement à ce que l’on pense souvent, il n'est jamais trop tard pour s'arrêter de fumer, même quand on a un cancer du poumon.

British Medical Journal- 21 janvier 2010