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Arrêt tabagique : les méthodes les plus efficaces

Actuellement, quatre méthodes d’aide au sevrage tabagique ont montré leur efficacité: le traitement de substitution nicotinique (TSN), la varénicline (Champix®), le bupropion (Zyban®) et les thérapies cognitives et comportementales.

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

De nombreuses méthodes sont aujourd’hui proposées aux personnes désireuses d’arrêter de fumer. Mais comment choisir le traitement le mieux adapté à chacun ?
Le Docteur Anne-Laurence Le Faou fait le point sur quatre méthodes validées dans l’aide au sevrage tabagique.

La méthode la plus ancienne et la mieux évaluée concerne le traitement de substitution nicotinique ou TSN. Elle est souvent prescrite chez des patients souffrant de pathologies telles que maladie coronarienne, broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), insuffisance rénale  ou encore chez les personnes souffrant d’anxiété ou de dépression. Un suivi médical est indispensable pour adapter les doses et choisir la forme d’administration la plus adéquate.

Le bupropion (Zyban®) a montré une réelle efficacité après sept à neuf semaines de traitement mais n’est pas dénué de contre-indications et d’effets secondaires (risque de convulsions par exemple).

Les résultats obtenus par l’administration de varénicicline (Champix®) semblent légèrement supérieurs à ceux obtenus par le Zyban® mais nécessitent généralement une durée de traitement plus longue (12 semaines en moyenne). Des effets indésirables ont également été notés dans ce type d’aide au sevrage : nausées, insomnies, rêves anormaux, maux de tête. Le Champix® est par ailleurs contre-indiqué chez les patients en dialyse (insuffisance rénale), chez l’enfant et l’adolescent de moins de 18 ans ainsi que chez la femme enceinte ou qui allaite.

Précisons également que le bupropion et la varénicline sont tous deux soumis à la prescription médicale, tandis que les substituts nicotiniques sont librement délivrés dans les pharmacies.

Enfin, les thérapies dites « cognitivo-comportementales » semblent également efficaces et permettent au candidat au sevrage de réagir face à des situations à haut risque telles que devant la télévision, au téléphone, face à une situation de stress ou pour couper la faim.

Mais finalement, lequel de ces traitements choisir ? Globalement, on peut dire que les traitements médicamenteux sont indiqués chez les personnes dépendantes afin de diminuer les symptômes du sevrage physique mais elles doivent être associées à un soutien psychologique et comportemental efficace.

En définitive, le choix du traitement se fera notamment en fonction du niveau de consommation tabagique, des antécédents médicaux et psychologiques du fumeur, du risque d’effets indésirables, de l’existence de contre-indications éventuelles et des tentatives précédentes d’arrêt tabagique.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter gratuitement Tabacstop en formant le 0800 111 00, tous les jours ouvrables entre 15 et 19 heures

Le Concours Médical, 15-01-10