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Moins de naissances prématurées grâce à l’interdiction de fumer

Une étude réalisée en Flandre montre que le nombre de bébés prématurés a diminué de 6% depuis l’entrée en application de l’interdiction de fumer dans l’horeca. Pour le Nord du pays, cela représente 360 naissances prématurées en moins chaque année.

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Que le tabagisme passif ou actif soit nocif pour les bébés en gestation est un fait établi depuis longtemps. C’est une des raisons qui explique les efforts fournis de longue date par la Fondation pour obtenir des interdictions de fumer. Une étude de l’Université d’Hasselt montre désormais en chiffres l’impact de ces mesures : 6% de naissances prématurées en moins. Cette diminution a débuté en 2006, quand l’interdiction de fumer a été appliquée sur les lieux de travail. Au départ relativement limitée, elle est devenue plus significative – 3,13 % - quand l’interdiction a été étendue aux restaurants en 2007.

Enfin, l’horeca sans fumée a permis de gagner 2,65 % supplémentaires. On peut supposer que le nombre de naissances prématurées a même encore diminué depuis l’étude. Il suffit de voir la situation en Ecosse, où l’interdiction de fumer est appliquée partout depuis 2006 et où la diminution est déjà de 11 %. Une certaine précaution reste néanmoins nécessaire. Si, dans notre pays, l’interdiction de fumer mise en place entre 2007 et 2010 dans les restaurants était effective, les mesures prises en 2010 autorisaient quant à elles le tabac dans les cafés ne servant pas de repas.

Le tabagisme actif ou passif n’influe pas seulement sur les risques de naissance prématurée. Il entraîne également un poids trop faible de l’enfant, que ce soit durant la grossesse ou à la naissance. Notons que l’interdiction de fumer avait déjà influencé positivement le nombre de patients hospitalisés pour de l’asthme ou des maladies cardiovasculaires.

L’enquête menée par les chercheurs d’Hasselt tient également compte d’autres facteurs qui pourraient avoir un impact sur les naissances prématurées : âge, état de santé et classe sociale de la mère, prise ou non de médicaments durant la grossesse, épidémie de grippe…

Pour tous les (futurs) parents, les résultats de cette étude sont également une motivation supplémentaire – si c’est encore nécessaire – à arrêter de fumer. Le tabagisme passif est dangereux pour les enfants, que ce soit durant la grossesse ou après celle-ci.

De Standaard online 15/02/13